jeudi 11 août 2011

Arrivée au Sénégal, Du 2 au 06 Août

Le groupe baptisé « on verra » (inch ' Allah, en V.O.) s’est fait rattraper par sa réputation et par le rythme sénégalais : dès l’aéroport : 4 heures de retard, cartons : 48 heures après et le blog, une semaine plus tard.

Nous sommes donc arrivés à Dakar aux premières lueurs du jour sous l’œil d’Allah et avons été rapidement rassasiés par le bourou-ban ( pain traditionnel), le chocopain ( Y a pas mieux sur ton pain !!!) et les exquises confitures ( Spéciale dédicace aux prédécesseurs).

Nous avons consacré nos 2 premiers jours à la découverte et prise de repères de la vie locale : ambiance walou walou !

3ième jour : Première grosse aventure : Accablés par la moiteur et chaleur aoutienne, nous décidons d’une virée à l’océan : tenue libre pour les hommes et « combinaison » (short+t-shirt) pour les femmes, lol !! Une joyeuse bande de toubabs s’éclatent dans les vagues tels des boubous dans une machine à laver.

Nous réagissons que très peu face au gros nuage sombre qui s’approche, puis un sénégalais inquiet prévient Florian, gardien sur la plage. Ils s’agitent, nous faisant signe de revenir, le vent se lève et forcit. Les toubabs inconscients continuent de se ravir, surfant quelques dernières vagues pour atteindre le bord. Mais les derniers n’ont pas le temps d’y arriver que déjà, la tempête commence. L’orage gronde, le vent nous fouette d’eau et de sable, pluies diluviennes et gommage naturel garanti. Après une courte tergiversation, la décision est unanime : Cours, cours toubabs ! Mais c’était sans compter sur la déferlante d’ordures qui nous a foncé dessus. Les midinettes du groupe n’ont pas osé y plonger leurs tatanes jusqu’à ce que notre sauveur sénégalais vienne à notre rescousse. Après une douche de gouttière, le retour à la Ruah fut riche d’images : inondations, effondrements, accoutrements et costumes anti-pluie en tout genre.



Certains en retiendront une expérience à la koh-lanta, d’autres un moment plus inquiétant, et certains une grande partie de plaisir !

Toute cette première semaine nous étions hébergés à la Ruah, le centre de formation coiffure et couture à Guiediawaye(banlieue Dakaroise), créé par Chérif, un des partenaires Via Brachy. La dream team, Nabou, Fatou et Mariam nous a plongé dans la Teranga( hospitalité traditionnelle) et la gastronomie sénégalaise : thiéboudienne, yassa, mafé… et les boissons : ataya, café Touba, jus de bissap, de gingembre, de bouye,... ALBOULO la dream team ! En remerciement, Kevin nous fait l’honneur d’un concert de vielle à roue.

Masseye et Seydou, de la troupe de théâtre forum Kàddu yaraax nous ont guidés dans les bons plans de Dakar : le marché et ses dédales, ses odeurs, ses couleurs, la pollution du nez et des oreilles, les belles plages de pêcheurs : instant portés acrobatiques en noir et blanc !

Et la journée s’est terminée par le cassage du jeûn, le monde de l’Islam étant en période de ramadan.

Samedi, départ pour Yayème. Sur la route, on croise des singes, des policiers, des baobabs et fromagers (l’arbre bien sur) et des murs qui ont la parole ( revendications écrites à propos de Wade inscrites par les opposants et corrigées par les partisans). Après le wolof, première approche avec le serer. Vieux nous accueille dans son terrain : un petit paradis, un havre de paix : l’ombre des manguiers, les couchers de soleil avec les palmiers et rôniers pour décor, la berceuse des animaux. Un vrai contraste avec Dakar !




Tout le monde n'est pas encore immunisé et on tourne au Smecta et satala jusqu'au bout des doigts (de la main gauche uniquement!).

Rendez-vous pour les prochaines nouvelles, vers le … on verra !



lundi 1 août 2011

Dernière semaine du groupe 2 au Sénégal

Suite et fin de l’épisode précédent, ou plutôt réparation d’un oubli incommensurable, car on ne peut évoquer Goudiri ou Koussane sans mentionner Wetio.
Nos amis toubabs et Casassais (de Casamance), qui nous accompagnent depuis Kaolak, qui nous accueillent en chantant la paix en Casamance, en rythmant sur les bidons pour en faire des tam-tams de fortune, en dansant et en servant l’ataya (thé) à toute heure du jour et de la nuit. Eux qui ont bossé dur pour que le mot échange (wetio) culturel prenne tout son sens. C’est dans le théâtre-forum qu’ils ont pu se retrouver, nous aider à porter et sensibiliser les projets des cuiseurs et de la lutte contre la déforestation. Bref des gens biens quoi ! A bientôt Inch Allah et bonne route les amis !


Toubabien, on est lundi, il est 8 heures et demi ...
Comme tous les jours d’ailleurs car la notion du temps nous échappe de plus en plus.
Le temps n’est pas perçu partout pareil, Opa nous explique : les Européens voient le temps comme une ligne droite, il faut avancer coûte que coûte, tandis que les Africains le perçoivent comme une boucle; les journées sont les même et se répètent à l’infini, tu reprends là où tu t’es arrêté la veille.
Mais pour nous le temps défile surtout au rythme de la route et des paysages. Ces paysages changeants, nous qui sommes maintenant à Bakel, si près de la Mauritanie que seul le fleuve Sénégal nous en sépare.
La frontière Malienne n’est pas bien loin non plus et cette proximité titille notre envie de voyager plus loin comme qui dira ! (Kidira : ville frontière) C’est encore accompagné de 4 jeunes filles de Goudiri que nous nous installons sous la chaleur de Bakel qui même à l’ombre nous abrutis “légèrement”.
C’est donc dank-dank (doucement) que nous nous attelons à la formation cuiseur, à la lessive (on commence à sentir le fauve), aux courses et pour les motivées, à se baigner dans le fleuve avec les Goudiriennes.
Et pour les plus en forme c’est une course effrénée contre le vent pour rattraper le linge volant dans la nuit qui les attends ! Les tempêtes sénégalaises ne pointant leur nez que la nuit au Sénégal, nos vêtements ont essayé de se faire la malle pendant que ceux qui dormaient dehors mangeaient du sable ... (c’est bien meilleur que le mil !)
L’heure de reprendre la route a sonné ainsi que celle des au revoirs ... Après la remise des diplômes aux formés cuiseurs, après avoir dit 10 fois au revoir aux Goudiriennes, à Omar, à Opa, à Florian que les affaires appellent à Dakar, nous repartons dans les 4x4, avec quelques nouveaux mots sonikés en tête ! La séparation est dure autant émotionnellement que géographiquement ! Ils nous suivent jusqu’à Goudiri ! Puis Opa nous indique un hôtel vide près de Tamba pour que nous passions la nuit. Sous un baobab nous goutons à nouveau au plaisir d’être seuls, enfin presque car les amis d’Hélène arrivent ! Lui faisant l’agréable surprise de passer le repas et la nuit avec nous. Nous goutons aussi aux talents de cuisinier de Frank et c’est welli-welli ou nekhna trop trop ! (au choix selon les préférences pular ou wolof)
Le lendemain pour continuer dans la lancée nous partons tôt direction Joal, l’océan n’attend plus que nous ! Sur le chemin nous retrouvons les baobabs, énormes, gigantesques, majestueux !!! Nous nous arrêtons pour pique niquer, nous cacher dans leur faille, découvrir un serpent et nous raviser ... Nous repartons donc encore et toujours plus près de la mer, traversant les marais salants, supportant la délicieuse odeur des marécages mêlés au sel (c’est quoi cette odeur ? qui s’est lâché ? aaah ça vient de dehors ... humpf, on retient sa respiration !), lorsque le 4x4 de Moctar commence à émettre des bruits étranges, la boite de vitesse grogne ...
Le reste du voyage nous devrons le remorquer, le trajet reprends plus lent mais reprends tout de même et nous voilà arrivés à Joal ! Entre l’océan, les lutteurs qui s’entrainent dans le sable, l’hôtel, coquillages et crustacés, sur la plage abandonnée les pintades se sont dorées ! Entre marché et farniente, le plaisir de boire une gazelle ou une flag chez Robert, les visites à Fadiouth(un village construit sur une ile de coquillages), les toubabs se reposent et font le plein d’oxygène. Et vu ce qui nous attends à Dakar on a bien fait ! Le départ est d’ailleurs imminent quand paf ! (ca fait des chocapics!) Une boite de direction qui lâche ! Une ! Et sur le 4x4 de ... ? Moctar ! Cette fois ci Magic Moctar, aidé par des apprentis mécaniciens toubabous ultra efficace et surtout soutenu psychologiquement par les autres (très occupés à regarder, boire des cocas ou faire le marché) il réussi à régler le problème !
Finalement nous arrivons à partir de Joal et de ses coquillages pour prendre une route semée d’hôtels à toubabs, d’étendues quasi-désertiques ou de villages en béton, bien loin de la tradition des cases. L’arrivée à Dakar dans la pollution, le bruit et les embouteillages ne nous inspirent pas plus que la route qui nous y a mené. Nous abandonnons Shandy et Damien à Rufisque, pour mieux les retrouver plus tard !
Notre regard est un peu différent, les grands espaces nous manquent déjà, les gens sont plus agressifs et speeds dans la capitale. Nous nous revendiquons presque Sénégaulois et retrouvons le toit de la Ruah avec plaisir. Mais le départ est imminent, il nous guette et se devine au détour de chaque phrase, chaque regard ... Le retour nous préoccupe, nous occupe même et certains parlent déjà de repartir. Mais malgré notre difficulté à laisser la Ruah, le Sénégal et les gens qui ont composé ce voyage, le temps s’écoule inexorablement et l’avion nous attend, imperturbable. Quelques larmes et beaucoup de silence plus tard, nous revoilà sur le sol européen, francais ... Abana ... Mais NIOKOBOC jusqu’au bout !

mercredi 20 juillet 2011

Du 11 au 20 juillet : Nice cool !!

Derrière nous les étendues verdoyantes du siné saloum, les petites cases accueillantes de Yayem et les remontées gastriques assassines ! Vive le Goudiry, village de destination en attente de nos talents de formateurs aux cuiseurs.
Une première étape à Kaolac, petite ville hantée par une multitude de vampires assoiffés de sang toubab. Dieu soit loué, c’est un couvent de bonne sœur qui nous accueille pour la nuit ! Malheureusement, les voix du saigneur sont impénétrables et le moustique pique chaud.
A Tambacounda, farniente chez Opa qui nous accompagnera à Goudiry. Rien à signaler mis à part le bonheur de tourner un robinet et de constater que le miracle a bien lieu : de l’eau coule ! Il parait que c’est la saison des pluies, hé bien amoul pluie jusqu’à cette nuit, à 4 h précises ! Déménagement express des squatteurs de la terrasse !
Longue attente (hey, on est au Sénégal, diam rek !). Faire des photocopies prends quelques heures : couper l’arbre, faire le papier, forer un puit, trouver du pétrole, fabriquer la cartouche d’encre et yallah ! Bref, on est parti Opa qui a prit le temps de dire au revoir à sa douce (hé hé…).
On arrive à Goudiry dans la nuit noire. Rencontre avec le maire et plein d’autres personnalités mais on voit rien, il fait noir… On va ou ? On dort ou ? On mange quand ? Trop de questions et des réponses tardives comme l’arrivée de la ripaille à … 2 h du mat’. Bin oui, le temps de tuer le mouton quoi (hé, c’est la vérité vraie !!) ! L’atmosphère est comme le climat : lourd. Mais niofar (On est ensemble) !
Le lendemain, on est séparé, réparties chacune dans des familles d’accueil. Laure est accueillie par DJ 2Pac, référence locale en matière de musique typiquement techno beauf. Pas de panique, c’est cool nice ! Nice cool quoi. Et sinon ça va ? Et la famille ? Bien ? Ca va ? Et comment ca va ? Bien ? Nice Cool ?
Bref ça va, on est dans le bain et on rigole bien. On met quoi dans la sauce ? Du cumin ! Ouai !! Moi cumin c’est tous les matins !
Rencontre avec les artisans, on va les former aux cuiseurs ! Hum… Retournement de situation, disons que pour notre part, c’est plutôt « l’effort mateur ». On a regardé, admiré le travail de pros de la ferraille. Les artisans améliorent les cuiseurs, ça coule (nice !) de source. Les femmes utilisent le cuiseur pour la préparation du jus de bissap, orgasme gustatif, mmmmmm…
Pas de stress, que des tresses ! Yes ! Collées ou free style, les tresses naissent sur les cranes des déesses sans chech, ouaich !
Savez vous planter des Annie Cordie à la mode de Goudiry ? Aujourd’hui, c’est reboisement, 250 anacardiers qui vont grandir et donner des noix de cajous. DJ 2Pac met l’ambiance… Les enceintes souffrent et nous aussi…. Boum Boum sur nos têtes, il fait chaud, chaud et le DJ n’arrange rien ! Mais on est content et la journée se conclura sur une très chouette photo de famille, Brachyyyyyyyy !!
Au Sénégal, on mange du yassa mais aussi du couscous. Du mil mélangé à une sauce. Quand y’a plus de sauce, on ajoute du lait (enfin, de la poudre de lait…) et faut manger, faut manger ! Bin c’est pas toujours évident… Damien en arrive à rêver de magret, de frites et, plus grave, de snickers…
L’anniversaire de Marième est fêté à renfort de gazelles mais sans DJ 2Pac (hoooo !) Damien se reposera à la belle étoile. Y’a un truc qui passe pas ? Ouai, t’as mis dans le mil…
Un grand adiarama (djérédief quoi) aux familles qui nous ont offert leur hospitalité, l’accueil sénégalais est vraiment surprenant, une leçon de vie.
Passage à Koussan, petit village verdoyant perdu au fin fond de la brousse. Les regards sont plus que curieux et des enfants partout. On s’improvise big box autour d’un puit sans fond sous le regard hilare d’un vieux berger. Ils sont fous ces toubabs ! On loge en famille ce soir, y’a quoi au menu ? Du … couscous !
On repart le lendemain à l’heure… sénégalaise à cause d’une pluie torrentielle, créatrice de boues et autres trous à la profondeur aléatoire… Ca secoue dans les 4X4 !
Arrivés à Bakel, on est ensemble…

le 12 juillet, un papillon s'envole


Au coeur des baobabs,
terre sacrée,
la population s'affaire,
les hommes travaillent aux champs,
les jeunes conduisent la charette, chargées de mets qu'offre cette bonne terre;
les femmes, en cuisine, préparent les plats pour la famille ...
les enfants jouent dans le sable.
Une journée comme les autres paraît-il ... dans ce pays sérère,
... pas tout à fait.



L'aventure prend un autre cap,
une amazone nous quitte,
laissant la caravane au milieu de cette luxuriance de manguiers et de rogniers,
accompagnée par la douce mélodie des oiseaux, qui chantent pour le sculpteur de calebasse

L'amazone de l'Afrique,
tougounaye, la ouegane
la toubab des sénégalais
La sénégalaise des toubabs

Nio fare dans le rire, les pannes, la chaleur et la pluie
Il y a toujours une solution, inch'allah ça va
La bez, bien!

L'amoureuse de l'itinérance, de l'aventure,
l'amoureuse de la différence et des rencontres inattendues.

Nio fare, la caravane reprend la route, continue son périple,
non sans tristesse des au revoirs.

Chacun reprend son chemin
c'est le mektoub, notre destin,
pour vivre d'autres rencontres,
d'autres découvertes,
des instants de vie

Nio fare

Spéciale dédicace à Elo
besos,
Kristin

mardi 12 juillet 2011

Les Manguiers Pleurent, du 7 au 11 juillet


Au revoir Dakar,
Salam Maleikhoum Siné Saloum !

         Après la folie furieuse de Dakar en route pour Yayeme, le wolof fait place au Sérere. Vieux nous accueille généreusement et chaleureusement sur son terrain.

Mille mercis à la sœur de Chérif qui nous a concocté des beignets de mil, rapidement dévorés dans les 4x4.

A l’ombre des manguiers le groupe se repose et refait le monde. Mais ne nous fions pas aux apparences : les mangues pleuvent régulièrement sur les toiles de tentes, particulièrement attirées par la seule quechua rouge de Frank.

Nous nous fondons progressivement dans le paysage : pagne en wax, « Mbaldo ! Ca va ? Ca va ! », et tresses attitudes ! Pour continuer le carnet de voyage de la caravane, nous avons décider de nous nommer les Pieds Flamboyants, en référence au magnifique arbre à fleurs rouges orangées et à nos pieds de moins en moins toubabs.
Chacun prends ses marques dans la vie de groupe au quotidien : douches salutaires près du puit, repas tardifs au clair de lune ( les cuistots prétextent une variété de patates qui nécessitent 45 ‘ de cuisson … ) ; et nous n’avons toujours pas élucidé les nombreuses disparition de briquets.
Les petits déjeuners sont très agréables, surtout pour Frank qui tombe sur LE verre imprégné d’artémésia (gouttes infâmes que nous devons gober pour le traitement antipaludéen, évidemment lui n’en prends pas). Après le café touba, le café artémésia !
Quelques uns sont allés travailler aux champs d’arachide leur sillons sont très repérables car ce sont les seuls de travers. C’est bien connu le toubab n’a pas les yeux en face des trous, surtout le matin !
D’autres se sont également baignées dans un petit bras de mer, imitant les sirènes ou plutot les baleines ; elles s’échouèrent sur le ponton pour bronzer allègrement tandis qu’Hélène entamait une grande discussion avec un Sénégalais qui s’inventa surveillant de baignade pour l’occasion. Très prévenant avec elle, le groupe éspère vivement une nouvelle demande en mariage !
La chasse aux moustiques continue de plus belle et avec sauvagerie pour Béné qui les traque 30min chaques soirs dans la tente. Toute la communauté moustiquaire est en deuil !
Nous nous sommes aussi essayés à la pêche sur pirogue avec l’animal le plus heureux du monde : Ibou ! Car sa femme c’est la plus chouette ! (la blague est de lui !) Notons que Lorélie et Amélie ont réalisé une pêche quasi miraculeuse avec à leur actif une 10aine de truites, merlus, carpes grises et rouges, nous l’attribueront à leur place sur le bateau (ca mord à l’avant un point c’est tout). Résultat final, Shandy a rapidement maitrisé le lancer de canne à pêche en totale autonomie tandis que Laure préfère regarder les poissons tourner autour de son appat, Béné et Marième sont les bonnets d’ane avec une participation d’une 20aine de crevettes (qui servaient de leures) gracieusement offertes aux poissons. Et Hélène nous a fait rêver en se faisant porter comme une princesse … Nioko en dial Ibou ! (merci)
 Le retour au campement en charrette était réellement flamboyant (coups de soleil pour tout le monde, nous ne sommes enfin plus blancs mais rouges !), Béné a d’ailleurs un nouveau tee shirt invisible (en plus du rhume qu’elle et Marième ont chopé malgré la chaleur). Je peux garantir qu’entre les ronflements de Franck, leurs toux et reniflements, notre sommeil est on ne peux plus paisible … Le seul qui n’a pas pu profiter de tout ce programme est Damien qui n’a pas quitté sa tente pendant 3jours, diam rek à lui. (que la paix soit avec lui)
Pour finir le regroupement de femmes de Yayeme nous a finalement mis le grappin dessus, et après des négociations acharnés nous repartons avec colliers, bracelets, pagnes, bin bin ( pour le plus grand plaisir des maris toubabs qui pourront appréciés ces ceintures qui en principe ne se dévoilent que dans l’intimité, à bon entendeur … Le principe a légèrement échappé à Anna qui le porte au cou. ) et confitures ! Et en bon toubab nous avons décidé de leur faire concurrence, nous avons donc fait mijoter les mangues de Vieux pour élaborer notre propre confiture/compote ! Afela ! (c’est bon)
C’est le cœur un peu lourd que nous tendons tous la main gauche à Vieux et sa famille, signe que nous espèrons nous revoir un jour …
Et le regard tourné vers l’horizon quittant ce petit paradis, en route vers Kaolak, nous reposons nos gros Diayefoundé (fesses) dans les 4x4 !

Bau Fet pour de nouvelles aventures ! (au revoir)
Les Manguiers Pleurent

jeudi 7 juillet 2011

3 au 6 Juilet, Les premiers pas sur la scène Sénégalaise.

Il était une fois un groupe de 10 toubabs qui débarquèrent à Dakar, en avion. Le pilote a été largement félicité par Shandy et Kévin pour les avoir ramené sur la terre ferme indemnes.  Ils étaient tout transpirants et fatigués mais ils arrivèrent, tant bien que mal, à La Ruah.
         Après avoir vaillamment bataillé avec les moustiquaires, les sacs à viandes et la chaleur, nous avons tous pu tranquillement s’endormir jusqu’au doux chant de la prière à 5h30 du matin ! Les attaques ciblées des moustiques locaux sur Béné, nous ont amené à élire officiellement et à l’unanimité « Anti-moustique Imparable de la Caravane » !

           Enfin ce n’était que le début, depuis nous avons commencé à parler wolof presque couramment (si, si !), rencontrer la population locale ainsi que ses célébrités, le CHAMPION DE LUTTE DE Guediawaye, Abdouf (une montagne de 2m qui vous embarque le bras quand il vous serre la main), une rencontre musclée donc. Et bien sur des Sénégalais de toutes sortes et toujours d’une extrême gentillesse et surtout enclin à se marier. (D’ailleurs Laure à déjà reçu une alliance.) Le secret des finances obscures de Via Brachy a été mise en lumière à savoir la récolte de dons via la dot de mariage interculturel. 

          Le principal lieu de rencontres interculturelles que nous avons pu côtoyer est évidemment le célèbre, fabuleux, extraordinaire festivaaaaal de THEÂTRE FORUM DE YARAAX ! Applaudissement s’il vous plait ! Et oui nous avons testé et approuvé pour vous le programme dans sa quasi-intégralité d’ateliers, de Causeries, de spectacles et de concerts. Nous sommes restés dans une incompréhension quasi-totale devant les pièces en wolof malgré des voisins toujours enclin à nous venir en aide, mais la beauté et l’énergie des comédiens nous a laissé sur le c... et enfin nous avons dansé sous l’oeil rigolard des Sénégalais ! (Je peux vous confirmer qu’après cette soirée nous avons tous très bien dormi !) Et surtout le festival est l’occasion de rencontres énormément enrichissantes, nous permettant de découvrir « en douceur » la réalité sociale du Sénégal puisque toutes les scènes présentées parlent de situations qu’ils vivent au quotidien et pour lesquelles ils essayent à travers le théâtre de trouver des solutions avec la population locale.

            A l’étonnement général le pari de Damien et Marième concernant la réduction voir l’arrêt de la cigarette pendant le mois a échoué au bout de « 2 jours » (abandon de Damien le lundi matin …)
Et parmi les Toubaberies les plus persistantes c’est encore notre amour du fromage qui fait ressortir nos instincts les plus féroces et animales, particulièrement chez Elo et Kristin en manque depuis plus d’un mois et qui se sont jetés sur nos provisions. La 1ère information que nous pouvons actuellement réellement divulgués sur Moktar, mécanicien mauritanien, nous a été transmise par les lunettes présente dans son 4x4, et la vérité est là … Moktar est en fait un fan de Disco !! Nous hésitons à lui offrir une boule à facette pour l’encourager dans cette passion et transformer son véhicule en boite de nuit ambulante. Nouveau concept qui devrait bientôt être adopté par Via Brachy ! (si, si !) 

           Un dernier mot pour parler de celles qui nous accueillent et des personnes présentes à la Ruah qui ont sues nous mettre à l’aise dés notre arrivée et qui ont un sens de l’hospitalité qui nous a beaucoup touché. Dieuredieuf à elles ! (Merci en wolof)

Et Léguiligui pour vous ! (A très bientôt !)